LA COMMUNICATION NON VIOLENTE – L’ECHARPE RELATIONNELLE –

Vous aspirez à vivre des relations dans lesquelles on s’écoute quand on se parle ? A renouer la bienveillance et l’empathie avec l’autre ? La Communication Non Violente (CNV) met en lumière ce qui nuit ou ce qui facilite la relation.

Après avoir posé les bases sur ce qu’est la CNV, nous allons nous intéresser à un outil essentiel qui s’appelle « l’écharpe relationnelle ».

Qu’est-ce que la CNV ?

La communication non violente (CNV) a été élaborée dans les années 1970 par Marshall B. Rosenberg, Docteur en psychologie. Selon ce dernier: « ce sont le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant ». L’expression « non violente » est une référence au mouvement de la non-violence de Gandhi « communiquer avec l’autre sans lui nuire ». Cet outil de communication est préconisé et utilisé dans les résolutions de conflits et permet de développer une meilleure relation à soi-même.

L’empathie est au cœur de la CNV, l’idée étant que les relations sont fondées sur une association harmonieuse, sur le respect de soi, de ses pensées, de ses actes, et ceux des autres.  Ce concept constitue un point commun avec l’approche centrée sur la personne mise en place par le psychologue Carl Rogers. En effet, la CNV offre des clés de compréhension sur le fonctionnement humain, elle invite chaque personne à se concentrer sur ce qui est en jeu dans notre relation avec l’autre et rétablir le lien quand cela s’avère nécessaire.

C’est un outil qui permet de développer un climat de confiance, améliorer les relations humaines  et accroitre les performances d’un individu. La CNV est utilisée dans différents domaines tels que la résolution de conflits dans le couple, la famille, l’éducation, la parentalité, les entreprises, la médiation, la justice, le milieu pénitentiaire, le secteur social, le milieu de la santé, et les communautés religieuses.

L’écharpe relationnelle comme outil de la CNV

Le concept de l’écharpe relationnelle vient de la méthode ESPERE créée par Jacques Salomé, écrivain et psychosociologue français.

L’écharpe sert à représenter et matérialiser le lien, le conduit à travers duquel passent les échanges entre 2 individus. L’objectif étant que chaque personne prenne conscience de sa responsabilité dans ses relations interpersonnelles et l’aider à mieux se positionner

Il existe une relation entre 2 personnes, même si celle-ci est invisible. Chaque relation est unique : relation avec son conjoint, avec sa mère , avec son ainé, avec son père, avec son collègue, etc. L’écharpe relationnelle va symboliser le lien qui existe entre ces personnes.

L’écharpe relationnelle  permet de rendre compte que chacun tient un bout, une extrémité, de cette relation. Chacun étant responsable de son bout dans cette relation. « Je suis donc responsable de ce que je dis, j’exprime, je fais ; et l’autre de la même manière, est responsable de ses paroles, de ses actes et de ses ressentis ».

C’est le principe d’équité dans une relation : Chaque personne est responsable à 100% de ce qu’il dépose dans cette relation, mais il est responsable qu’à 50% de la santé de cette relation.

Apprendre à s’écouter et à parler de soi 

Accepter le principe d’être responsable de son bout de la relation permet d’apprendre plus facilement à parler de soi à l’autre plutôt que de parler à la place de l’autre. « Je parle en mon nom avec mes propres ressentis« , en utilisant le « je » : « j’ai le sentiment, je ressens, j’ai l’impression », et non le « tu » accusateur :  «  tu es, tu ne fais pas , tu ne me comprends pas, etc ».

Le fait de parler en « je » permet de ne pas accuser l’autre d’être responsable de la situation de conflit, chacun prend alors sa part de responsabilité dans la relation, ce qui rend l’échange plus constructif.

Chacun est davantage à l’écoute de l’autre, de ses ressentis et de ses besoins.

Osez lâcher les relations toxiques

Lorsqu’une personne sent qu’elle s’enracine dans une relation toxique et qu’elle est sous l’emprise d’une autre personne, il peut être difficile pour elle de s’en sortir. Un spécialiste peut aider cette personne à le faire. En effet, un accompagnement psychologique pourra l’éclairer sur cette relation qui la fait souffrir et lui donner les clés pour se poser les bonnes questions et ne pas s’épuiser là-dedans. Persévérer à entretenir une relation toxique, étouffante ou infantilisante  peut amener à ressentir du stress, de l’anxiété, de la dépression, de la frustration, une mauvaise estime de soi, de la tristesse, de la déception. Quitter ce genre de relation pourra permettre à la personne de prendre en confiance en elle, d’apprendre ou réapprendre à s’aimer, se respecter et prendre soin d’elle.

La CNV et la résolution de conflits

Les difficultés dans une relation existent quand une personne se met à la place de l’autre et prend son « bout », ce dernier pourra se sentir comme étouffé et/ou infantilisé. L’outil de l’écharpe relationnelle vient responsabiliser chacun des protagonistes à être dans l’écoute de l’autre et changer ses habitudes relationnelles pour mieux se positionner dans une relation et laisser l’autre prendre sa place.

La CNV améliore les relations interpersonnelles vers une communication bienveillante.

Comment faire l’exercice ?

  • Munissez-vous d’une écharpe
  • Mettez-vous face à face, chacun tenant un bout de l’écharpe. L’écharpe représentant le lien, le canal, le pont entre les 2 personnes.
  • Vous êtes désormais 3 dans cette relation.
  • Ecoutez vos propres émotions
  • Exprimez vos ressentis, vos pensées et vos besoins avec le « je » sans accuser l’autre.
  • Ecoutez-vous mutuellement

Il existe des relations saines et des relations malades. Une relation peut « tomber » malade si elle reçoit trop de mauvaises choses comme des reproches, de la violence, de la rancœur, etc.). Il est important de nourrir quotidiennement les relations de manière positive par des compliments, de la confiance, de la loyauté, du respect, de la politesse, etc.

LES 10 CLES POUR MIEUX COMMUNIQUER 

  1. S’écouter soi-même : Avant même d’envisager de communiquer avec l’autre, il faut apprendre à s’écouter soi-même pour entendre ce que nous avons à l’intérieur de nous.  Je vous invite donc à prendre le temps de clarifier ce que vous ressentez et souhaitez échanger avec l’autre (demande, refus, une idée, un projet). Il est important de ne pas négliger cette première étape essentielle pour la mise en place d’une bonne communication.
  2. Parler de soi à l’autre : Utiliser le « je » permet à la communication de devenir personnelle et plus authentique. En parlant de soi, il est possible d’exprimer ce que l’on ressent, ce que l’on pense, ses besoins, ses doutes, ses désirs..
  3. Ne plus parler sur l’autre : Apprendre à parler de soi va avec le fait de cesser de faire des reproches et d’utiliser le « tu » accusateur, sans se remettre en question. Par exemple : «  je suis dérangée par » au lieu de « tu me déranges »
  4. Eviter les « on » : Cesser les « on » et inclure l’autre dans vos propres ressentis sans lui demander son avis.
  5. Pratiquer l’échange direct : Parler directement à la personne concernée cela s’avère davantage bénéfique et constructif pour la relation et permet de ne pas mêler d’autres personnes non concernées par la situation.
  6. Exclure les non-dits : Les non-dits peuvent empoisonner une relation, créer des conflits larvés, créer de la gêne .. Il est important d’exprimer les choses pour faire évoluer une relation.
  7. Tenir compte de la relation : La communication doit permettre de venir nourrir de façon positive une relation et faire vivre les choses de manière à perpétuer les échanges. Mieux communiquer permet de maintenir de meilleures qualités relationnelles autour de soi.
  8. Concrétiser la relation : Ne pas rester dans le flou concernant une situation permet de parler de situations concrètes et demander des précisions sur des sujets importants.
  9. Apprendre à écouter l’autre sans l’interrompre : Ecouter une personne sans l’interrompre apaise les relations. Plus une personne se sent entendue, plus elle sera disposée à son tour à vous écouter.
  10. Faire preuve de tolérance et accepter le point de vue de l’autre : Même si nous ne partageons pas l’avis de l’autre, il est important de savoir l’écouter et reconnaitre l’existence de ce point de vue pourtant différent du notre. La notion de tolérance est une véritable ouverture d’esprit.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Prendre rendez-vous en ligneDoctolib